Parfois dans nos vies il se produit un déclic, le truc qui fait qu’on veut tout changer… Voilà le déclic d’un pingouin dans le désert !

Jeudi 14 Avril 2016

J’ai 22 ans, en dernière année de master en management.

A l’heure où j’écris ces lignes, je rentre d’un séjour de 3 jours à Paris pour le boulot. Ces 3 jours ont été une révélation, un déclic, LE déclic !

Alors que les paysages défilent dans le train qui me ramène chez moi, je fais un point sur ma vie… Mon contrat se termine en Septembre, et je serais bientôt diplômée. Mon boss m’a proposé un CDI : le rêve pour la plupart des gens « vu la conjoncture actuelle »…

J’ai, depuis quelque temps déjà, des doutes sur le fait de vouloir une vie « métro-boulot-dodo » et, ce CDI n’est pas si facile à accepter. D’un côté, ma conscience me pousse à dire oui, parce qu’il « faut s’estimer heureux d’avoir un boulot, tout le monde n’a pas cette chance ». De l’autre, mon coeur me dit « NON, si tu l’acceptes, tu t’enfermes et c’est la fin ! »

Il aura finalement suffi de ces 3 jours à Paris pour prendre ma décision. En 3 jours, j’ai simplement vécu des situations classiques et qui font partie de la vie quotidienne de plein de gens. Mais voilà, ça ne me convient pas, je ne suis pas à l’aise avec tout ça… comme un pingouin dans le désert, je ne suis pas à ma place. Et chaque situation m’a fait prendre conscience de choses importantes pour moi.

1- Le rendez-vous client qui s’éternise

Le 1er jour, j’avais un rendez-vous banal avec un client pour valider certains points concernant un projet. Le rendez-vous s’éternise et finit vers 20h au lieu de 18h. Rien de très extraordinaire, mais là je me suis dit « pourquoi j’ai passé deux heures de ma soirée avec ce mec au lieu de les passer avec mes proches… »

1er déclic : Je veux passer le plus de temps possible avec les gens que j’aime et le moins de temps possible au boulot ! 

2- Déjeuner avec un client

Le 2ème jour (on dirait que je raconte la genèse, mais c’est presque ça :p), après un rendez-vous en fin de matinée, je déjeune avec un client dans son restau fétiche.

Pour ne pas paraître impolie, j’ai pris un plat avec de la viande, malgré le fait que je n’en mange pas habituellement (pour tout un tas de raison que j’aurais l’occasion d’expliquer plus tard sur ce blog). C’est là que je me suis rendu compte à quel point les relations professionnelles sont superficielles. Le semblant et le paraître ne font pas vraiment partie de mes valeurs, encore une fois je n’étais pas à l’aise avec tout ça…

Nous étions une dizaine à table et ces plats étaient très copieux. Presque personne n’a pu finir son assiette. Ça m’a gênée tout ce gâchis, mais dans un restau ce n’est pas vraiment un problème pour les gens.

2ème déclic : Je veux une vie simple, avec ce qui est nécessaire, sans gâchis, sans paraître et sans hypocrisies.

3- Le transport en commun

Le 3ème jour, j’ai pris le métro à l’heure de pointe, là encore rien d’extraordinaire. Pas un seul sourire, il était tôt le matin. La plupart des gens allaient certainement au travail, et pas un ne semblait heureux. Les gens sont malheureux chaque jour, mais continuent. J’en conviens, c’est difficile de quitter son boulot merdique et de vivre autrement.

Mais je crois que justement, en septembre j’ai l’opportunité de ne pas entrer dans le cercle vicieux de la vie « normale » et de choisir autre chose, un chemin alternatif !

3ème déclic : Je veux être heureuse de faire ce que je fais.

 

Ces 3 jours m’ont décidé, ce sera NON au CDI et OUI à une alternative plus proche de mes envies et de mes convictions.

Il ne reste plus qu’à trouver un plan !