Fondations en plots en béton – Plans MOB

Nous avons choisi de faire des plots en béton pour jouer le rôle des fondations de notre maison en ossature bois. Voici quelques explications.

Calcul de charges

Les fondations d’une maison sont un élément très important pour la stabilité de la construction dans le temps, c’est le truc à ne pas négliger !

Pour bien dimensionner ses fondations et choisir quelle technique utiliser, il faut d’abord calculer les charges qui s’exerceront sur les fondations. On prend en compte le poids de la maison dans les conditions les plus lourdes possibles : poids des matériaux + poids des habitants + poids des meubles + poids de la neige + force du vent….

On expliquera tout ça prochainement dans un article détaillé.

Les maisons en ossature bois sont beaucoup plus légères que les maisons « traditionnelles » et on peut donc utiliser des techniques de fondation moins imposantes : comme les plots béton dans notre cas.

Calcul de charge pour les fondations

Etude du sol

Pour bien choisir ses fondations, il faut aussi prendre en compte l’étude du sol qui portera la maison.

Plus le sol est argileux et/ou sableux plus il faudra apporter d’importance à la bonne mise en oeuvre des fondations pour assurer la stabilité de la future maison.

Le souci c’est que l’étude de sol ça coûte cher ! Etant donné que notre future maison est une tiny house: qu’elle ne fera que 32m² au sol et qu’elle sera en ossature bois, elle sera donc légère et on a décidé de ne pas faire d’étude de sol mais de bien porter attention au calcul des charges et de voir très large pour le dimensionnement des plots en béton.

Il existe un site où vous pourrez trouver des informations sur le sol près de chez vous. Ça ne vaut pas un vrai prélèvement sur votre terrain, mais ça peut déjà vous donnez une idée de la qualité du sol.

Mais si vous avez le budget et si vous faites une maison avec des dimensions classiques, on vous conseille fortement l’étude de sol !

Plots en béton

Nous avons donc choisi les plots en béton qui sont suffisants pour une maison en bois pas très lourde et qui sont beaucoup moins chers qu’une dalle et beaucoup plus faciles à mettre en oeuvre (pas besoin de toupie pour les plots).

Le plan c’est donc de couler 9 plots en béton armé qui supporteront l’ensemble de notre maison.

fondation de MOB : plots en béton

La semelle des plots fait 1 mètre par 1 mètre et est enterrée à une profondeur hors gel. La profondeur hors gel est calculée en fonction de la région où vous vous trouvez (des cartes existent dans les livres ou sur le net pour vous guider).

30cm de plot dépasse de la terre avec une section de 30cm par 30cm. Cette section permet l’appui aux angles de deux poutres maîtresses.

Sur le dessus des plots, nous allons mettre une barrière d’étanchéité (en noir sur l’image) pour éviter que l’humidité ne remonte jusque dans nos poutres maîtresses qui seront fixées aux plots béton.

fondation de MOB : plots en béton

Séchage

Une fois les plots réalisés, nous attendrons au moins quelques jours avant de continuer la construction le temps que la résistance des plots ai atteinte au moins 40-50%. Ensuite le temps d’avancement du chantier permettra d’atteindre une résistance du béton proche de 90% avant que le poids total de la maison ne soit en place.

Pour info, certains mettent du géotextile sous les plots pour éviter que l’herbe ne pousse sous la dalle bois. Nous avons choisi de ne pas en mettre.


Une fois que les plots seront terminés, on pourra passer à la construction de notre dalle bois.

Pour plus d’infos sur notre tiny house, retrouvez la vidéo complète de ce qu’on prévoit de faire sur notre chaîne Youtube 🙂

 

 

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8 Commentaires

  1. Lebowski

    Bonjour,

    En premier lieu félicitations pour tout le travail engagé et l’esprit de perfection qui vous animent. Je reviens sur un détail de votre article où vous mentionniez le fait de faire un retex prochain sur les calcul de charges pour fondation en détails. Je n’arrive pas à mettre la main dessus est t’il sur votre site?

    Merci beaucoup de votre retour.
    Cdlt

    • pingouin

      Salut,

      Arf désolés mais nous n’avons pas eu le temps d’écrire l’article sur les calculs de charges pour l’instant :/ Mais ça viendra promis !

  2. Bravo pour le suivi du chantier, c’est très instructif, et encourageant !

    Je pense que dans votre configuration, le ferraillage est inutile : des plots en béton pur, suffisamment dosé, et suffisant. Surtout vibré à l’aiguille.

    Les 28 jours de « séchage » relèvent de la légende urbaine : ça peut être décoffré dès le lendemain (avec précautions), et chargé (modérément) dès la première semaine. En gros en 7 jours la résistance est de 80 % de la résistance finale et même à 3 jours on est à 50 % de la résistance. D’ailleurs ce n’est pas du « séchage » (l’eau du béton n’a pas à « sécher », elle sert à la réaction de prise) mais du temps de prise.

    • pingouin

      Merci, on a un peu de mal à être à jour entre les vidéos et le blog mais on espère pouvoir tout détailler sur le blog et notre chaîne Youtube rapidement 🙂

      Pour le séchage effectivement c’est une légende urbaine et on est tombé dedans à l’époque de la rédaction de cet article. Mais après s’être bien renseigné c’est effectivement ce que nous avons fait : Décoffrage après 24h et début de la charge des plots (Poutres puis solivages) environs 7 jours après avoir coulé le dernier plot.

      Merci de nous avoir fait remarquer l’erreur sur cet article, on a corrigé 😉 Il faudra à l’occasion qu’on écrive un article détaillé sur la question pour tordre le coup à cette vieille légende urbaine (et expliquer au passage les histoires de « prises » et de « séchage » du béton qui ne sont pas forcement très clair)

  3. David19

    Bonjour,
    Pour la nature des sol, il y a aussi le site http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/alea-retrait-gonflement-des-argiles/ pour vérifier la présence d’argiles.
    Pour l’étude de sol cela coute environ entre 2000 et 3000€ TTC pour une mission de base type G2AVP et effectivement sur un projet « économique » ou de petite ampleur sa représente une grosse somme. De plus dans le cas ou les terrains sont reconnus être de mauvaise qualité ou à surprise s (trèes faible portance, cavités, fontis, venue d’eau etc…) il faut absolument la compléter par une étude structure BA (béton armé) et rajoute une dose d’€ d’environ 2000€.
    L’on peut aussi allé glaner des renseignements à ceux qui ont construit récemment dans les environs proches, aux anciens du coin et aussi jeter une oeil sur une carte IGN. Parfois les noms des lieux dit en raconte beaucoup (rue des glaises, le marigot, etc…)
    Slt

  4. David19

    Re,
    Attention à ne pas confondre profondeur hors gel et bon sol.
    La profondeur hors gel est la profondeur minimum à laquelle il faut descendre pour éviter tout mouvement de sol lié au gel, cette profondeur est donnée suivant les régions plus une correction à partir d’une certaine altitude.
    Le bon sol, lui, et le sol qui sera à la fois de nature et de portance suffisante pour reprendre des fondations.
    Par exemple, chez moi le hors gel et à -0,60m du terrain naturel (TN) mais il y a 0,90m d’épaisseur de terre végétale (TV) qu’il faut purger. Ensuite arrive directement des argiles plastiques, elles ont une bonne capacité portante mais on la fâcheuse tendance à être soumise au retrait ou au gonflement suivant la teneur en eau du sol (avec donc risque de fissure en cas de sécheresse ou de forte précipitation), donc pour s’affranchir au mieux de ce phénoménisme ou descendra au minimum à -1,50m du TN voir les traverser suivant l’épaisseur de la couche de la dite argile.
    Slt

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